Tout avait commencé sur les chapeaux de roue. Par un tifo magnifique organisé par des supporters Montpelliérains qui ont, à n'en pas douter, gagné sans contestation possible leur opposition face aux supporters Gardois en terme d'ambiance dans les tribunes. Chapeau à eux
Sur le terrain, les débats furent plus accrochés. D'un côté, les Nîmois, au fond du trou moralement et comptablement, n'avaient rien à perdre, et tout à gagner. De l'autre, les Pailladins avaient beaucoup à gagner... mais tout à perdre.
Cette pression fut sans doute une des raisons du fil de cette partie. Cadenassée où les Pailladins ont souvent donné l'impression de jouer avec le frein à main. Au final, le partage des points parait donc logique, mais il a de quoi être frustrant, tant le MHSC semblait capable de faire la différence, à chaque fois qu'il s'est libéré, et a enfin joué son jeu.
Un but rapide aurait sans doute changé la donne. Mais la frappe de Lacombe était détournée du bout des gants par Puydebois (4e) Dommage... Pressés, et mis en difficultés au milieu du terrain, les Pailladins ne parvenaient pas à se libérer. Pourtant, si l'on excepte un but de Kroupi, justement refusé pour hors-jeu, les Héraultais se créaient deux nouvelles occasions franches. C'est d'abord Grégory Lacombe, très actif, qui obligeait Puydebois à la parade en reprenant aux 6m un centre de Costa (15e). Ce même Costa endossait trois minutes plus tard le costume du tireur de coup-franc. Mais là aussi, Puydebois répondait présent en boxant la tentative de l'ancien Sétois (18e). Bien organisés, les Nîmois prenaient confiance au fil des minutes. Et il s'en fallut de quelques centimètres pour que le lob de Malm, bien servi par Martin, ne finisse sa course au fond des filets de Carrasso (19e). Un avertissement sans frais, qui poussait les hommes de Rolland Courbis à repartir de l'avant. Sur un centre de Ouadah, Lilian Compan était tout près d'ouvrir le score (32e). L'attaquant héraultais profitait ensuite d'une mésentente entre Zarabi et Puydebois pour envoyer une reprise en demi-volée au ras du poteau (43e). A la pause, les deux équipes regagnaient les vestiaires dos à dos, et la rencontre était de plus en plus indécise.
Dès la reprise, Kébé faisait passer un frisson dans le dos des supporters pailladins en s'infiltrant dans la surface. Mais Carrassoveillait au grain et s'interposait brillamment (47e). C'était avant le tournant du match... Lancé par Compan, Lacombe filait seul au but avant d'être bousculé par Sankharé, en position de dernier défenseur. Mais l'arbitre ne bronchait pas (60e). Les Nîmois pouvaient s'estimer heureux. Et lorsque six minutes plus tard Malm débordait côté droit et centrait vers Kébé qui ouvrait la marque, on se dit que le sort du match avait choisi son camp... C'était sans compter sur la réaction montpelliéraine. Enfin libérés de cette chape de plomb sous le poids de laquelle ils semblaient plier depuis le début de la partie, les équipiers de Tino Costa jouaient enfin leur partition. Les Nîmois reculaient sous les coups de boutoir du MHSC. Compan reprenait de la tête un corner de Costa, mais le ballon était sauvé sur sa ligne par Martin (80e)... Ce n'était que partie remise. Une minute plus tard, c'est Grégory Lacombe qui libérait la Mosson en reprenant de la tête un centre parfait d'Aït Fana (1-1, 81e). La fin de partie était entièrement montpelliéraine, mais malgré dix minutes de pression intense, les Héraultais ne parvenaient pas à arracher la décision en attaque. Un secteur où malgré les efforts du duo Lacombne-Compan, l'absences de Montaño (suspendu) s'est cruellement fait sentir.
Au final, Nîmes et Montpellier se séparent donc sur un score de parité. Un nul qui n'arrange et ne condamne personne dans leurs objectifs respectifs. de l'avant.